Economie

“A quelque chose, malheur est bon”, Latta Gnama

La pandémie au Covid-19 n’est pas de nature à réjouir. Une situation inédite qui a durement affecté le secteur du transport aérien dont l’Aéroport de Lomé. Lequel demeure fermé au trafic commercial depuis le 20 mars. Mais dans une large mesure, cette crise sanitaire a permis à la plateforme portuaire de capter un nouveau marché, celui de hub cargo régional. Et elle entend renforcer cette position après la pandémie.

Dans un entretien exclusif accordé à un média togolais, le Col Dokissime Latta Gnama, le directeur général de Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) a confié que “cette crise sans précédent a permis à notre aéroport de développer une activité cargo”, soutenant qu'”à quelque chose, malheur est bon”.

“Des tonnes d’équipements médicaux destinés à la lutte contre le Covid-19 ont été débarqués ici. Pour le Togo, mais aussi pour les pays de la région”, a-t-il indiqué.

Presque tous les jours, renseigne le Directeur Général de la SALT, “il y a des vols cargo qui atterrissent à Lomé et repartent les soutes pleines vers d’autres pays d’Afrique de l’Ouest”.

“Du 20 mars au 10 mai, nous avons traité plus de mille tonnes de fret, dont 736 en transit.A cela, il faut ajouter des volumes importants à destination du Brésil transportés par les avions d’Ethiopian Airlines”.

Revenant sur les conséquences désastreuses du Covid-19 sur le fonctionnement de la flotte aérienne, le Col. Gnama Latta évoque une situation de ‘désolation’.

“Ça fait mal au cœur de voir une aérogare vide et tous les avions d’Asky immobilisés sur le tarmac”, regrette ce dernier.

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